Mon Cher enfant

Mohamed BEN ATTIA

  • Fiction
  • Tunisie
  • 2018
  • 104'
  • Tout public

Riadh s’apprête à prendre sa retraite de cariste au port de Tunis. Avec Nazli, il forme un couple uni autour de Sami, leur fils unique qui s’apprête à passer le bac. Les migraines répétées de Sami inquiètent ses parents. Au moment où Riadh pense que son fils va mieux, celui-ci disparaît.

En quelques scènes douces de repas, de promenades tranquilles, ou d’échanges entre lycéens modernes, le cinéaste tunisien Mohamed Ben Attia enquête sur les dérangements considérables qui remuent son pays. Que peut faire un père lorsque son fils part au djihad alors que tout est harmonieux en apparence ? C’est la question que pose sans rien juger Ben Attia.

Dans Mon cher enfant, Mohamed Ben Attia prend donc son temps. Le temps de montrer que ce ne sont pas les enfants les plus démunis ou désespérés qui déraillent. Le temps de rappeler que les parents ne doivent pas être blâmés pour toutes les erreurs de leurs enfants.

Un fragment du monde arabe Deuxième long métrage de Mohamed Ben Attia après le succès en festival de Hedi, un vent de liberté (meilleur premier film et Ours d’argent du meilleur acteur à la Berlinale 2016), le cinéaste tunisien revient avec Weldi, une œuvre qui se consacre une fois encore aux rapports familiaux et à la difficulté de les dépasser.

je voulais dépasser le premier sujet du film (le départ du fils) pour parler de choses plus proches de nous (le couple, le travail, la solitude).