À Nairobi, Kena et Ziki mènent deux vies de jeunes lycéennes bien différentes, mais cherchent chacune à leur façon à poursuivre leurs rêves. Leurs chemins se croisent en pleine campagne électorale au cours de laquelle s’affrontent leurs pères respectifs. Attirées l’une vers l’autre dans une société kenyane conservatrice, les deux jeunes femmes vont être contraintes de choisir entre amour et sécurité… Garçon manqué, Kena vit avec sa mère divorcée, sillonne les rues en skate, tue le temps avec les mecs du quartier. Un peu plus loin, Ziki, jolie comme un cœur, fille du politicien local, danse dans les rues du matin au soir. Leur histoire d’amour, entre virées à la fête foraine et retrouvailles dans un bus abandonné sous le regard suspicieux des habitants du quartier, est plutôt chaste et très naïve.
Kena vit avec sa mère et aspire à être médecin ; Ziki, plus hédoniste, rêve de danse et de voyages. Habitantes du même quartier, dans la ville de Nairobi, au Kenya, les regards des deux lycéennes se croisent et s’embrasent, leur histoire d’amour sera faite de désir et de rendez-vous secrets dans un ancien van customisé, d’étincelles et de raclées. Aimer une personne du même sexe dans une société encore bien ancrée dans ses valeurs conservatrices n’est pas un long fleuve tranquille, ainsi que nous le rapporte Rafiki avec toute l’urgence d’un premier film. On aime sa fougue, sa fièvre pop qui rappelle les couleurs flashy et acidulées des débuts de Sofia Coppola ou Xavier Dolan – la gravité en plus.
Emily Barnett – Les Inrocks
Une œuvre solaire au service d’une jeunesse vibrante.
Rafiki est interdit de diffusion au Kenya où l’homosexualité est toujours punie par la loi. Wanuri Kahiu risque la prison dès son retour en Afrique, en raison « de son but évident de promouvoir le lesbianisme au Kenya ».